Live Figma – Design et tech : S’allier pour concevoir des produits numériques durables

L’écoconception d’un service numérique : un défi passionnant

Dans un monde où la durabilité est essentielle, designers et développeurs jouent un rôle clé. Ils doivent allier créativité et technique pour concevoir des solutions numériques responsables et respectueuses de l’environnement.

C’est dans ce contexte que le webinar organisé par Figma prend tout son sens. J’y participe en tant que Lead Designer chez Niji, aux côtés de Cristella Henriques, Responsable de la Practice Front chez Niji. Cet événement est une occasion unique d’explorer comment design et technologie peuvent s’associer pour répondre aux défis de l’écoconception.

Design et technologie : une complémentarité évidente

Design et technologie sont parfois perçus comme opposés. Pourtant, il est possible de créer des produits numériques à la fois beaux, utiles et durables. Avec Cristella, nous partageons notre expérience sur cette alliance. Nous montrons comment prendre en compte les contraintes techniques tout en respectant les objectifs de durabilité.

Visuel promotionnel sur fond jaune avec le texte 'Design et Tech : S’allier pour concevoir des produits numériques durables'. Les noms et titres de deux intervenantes sont mentionnés : Amélie Poirier, UX/UI Senior chez Niji, et Cristella Henriques, Responsable de l’intégration Front chez Niji. Les photos des deux intervenantes sont affichées dans des cadres hexagonaux et circulaires.

 

Au programme du live avec Figma

1. Les défis majeurs de l’éco-design numérique

Le numérique est souvent perçu comme immatériel. Cependant, il repose sur des infrastructures physiques qui consomment de nombreuses ressources et sont responsables de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En effet, chaque clic, chaque requête, et chaque application contribuent à augmenter cette empreinte écologique.

Ainsi, l’éco-conception se présente comme une réponse directe à ces défis. Son objectif est de réduire l’utilisation des ressources, diminuer la consommation d’énergie et prolonger la durée de vie des appareils numériques. Il est donc essentiel d’intervenir dès la phase de conception, puisque 80 % des impacts environnementaux sont déterminés à ce moment-là.

Se poser les bonnes questions :
Il est crucial d’analyser chaque fonctionnalité avec un regard critique. Est-elle réellement indispensable ? En fait, 45 % des fonctionnalités d’un produit ne sont jamais utilisées, ce qui souligne l’importance de cette analyse.


2. Mobiliser clients et parties prenantes : le rôle clé de la sensibilisation

Pour adopter l’éco-conception, un changement de mentalité est nécessaire. Dans ce contexte, il est primordial d’expliquer clairement ses bénéfices concrets et mesurables afin de convaincre à la fois les clients et les collaborateurs.

Les avantages sont nombreux :

  • Performance accrue : Des sites plus rapides offrent une meilleure expérience utilisateur et optimisent le référencement, ce qui améliore la visibilité sur les moteurs de recherche.
  • Rentabilité : L’adoption de pratiques éco-responsables permet de réduire les coûts liés aux serveurs, au stockage et à la maintenance.
  • Attractivité : En particulier, les jeunes générations, qui sont de plus en plus sensibles à la responsabilité des marques, privilégient celles qui adoptent une approche durable.
  • Conformité : De plus, les nouvelles réglementations européennes imposent des actions concrètes en matière de durabilité.

Ainsi, chaque projet devient une opportunité d’éduquer et de transformer les pratiques existantes, tout en offrant des avantages tangibles pour l’entreprise.


3. Mesurer et valoriser les résultats : la durabilité en action

Afin de démontrer l’impact de l’éco-conception, des outils comme EcoIndex fournissent des indicateurs précis et concrets. Par exemple :

  • Le site de l’agence Niji a obtenu une note de A, suite à des optimisations significatives qui ont permis de réduire son empreinte écologique.
  • La refonte du site de la RATP a permis de doubler son score EcoIndex, passant de 34/100 à 71/100, tout en préservant une forte identité visuelle.

Ces exemples montrent que l’éco-design et l’excellence technique peuvent parfaitement coexister, prouvant qu’il est possible de réduire l’impact environnemental sans compromettre la qualité du produit.

Visuel du site web du Groupe RATP, présenté sur plusieurs smartphones, illustrant la refonte du site avec un design moderne et coloré, mettant en avant l'engagement du groupe dans les transports urbains à l'échelle mondiale, ses métiers et son rayonnement international. Le logo de Niji est visible dans le coin inférieur droit, indiquant leur collaboration sur ce projet de redesign numérique.


4. Leçons tirées du projet RATP : méthodologie et bonnes pratiques

La refonte du site de la RATP, réalisée par Niji, illustre les étapes clés d’un projet d’éco-conception. Voici les principales étapes mises en place :

  • Audit et mapping des contenus : Identifier les pages inutiles permet de simplifier les parcours utilisateurs et de mieux répondre aux besoins réels des utilisateurs.
  • Direction artistique raisonnée : La réduction des typographies et l’adoption de formats légers, tels que le SVG, contribuent à réduire la consommation énergétique.
  • PoC (Proof of Concept) : Tester en conditions réelles permet de garantir que les objectifs environnementaux sont bien atteints.
  • Optimisation technique : Réduire le nombre de requêtes nécessaires pour charger chaque page améliore la performance globale du site et diminue sa consommation énergétique.

Le résultat final est une plateforme performante, élégante et durable, parfaitement alignée avec les principes de l’éco-conception.


5. Créer ensemble : Design et tech au service d’un avenir durable

La réussite d’un projet d’éco-conception repose sur une collaboration fluide entre designers et développeurs. Voici quelques principes clés pour favoriser cette collaboration :

Pour les designers :

  • Il est essentiel de simplifier les parcours utilisateurs et de privilégier les solutions légères qui contribuent à une meilleure expérience. De plus, collaborer avec les développeurs dès le début permet de mieux ajuster les conceptions en fonction des contraintes techniques.

Pour les développeurs :

  • Les développeurs doivent expliquer clairement les contraintes techniques et proposer des solutions viables. Privilégier la réutilisation d’éléments existants et réduire au maximum le poids des médias contribue également à optimiser la performance et à réduire l’empreinte écologique du site.

Figma, grâce à ses outils de collaboration (variables, tokens, Dev Mode), facilite cette synergie et garantit une cohérence optimale tout au long du processus de conception.


6. Un cadre législatif pour guider l’éco-conception

Une démarche d’éco-conception s’inscrit naturellement dans le respect des normes existantes. Parmi celles-ci, on retrouve :

  • RGESN : Référentiel d’éco-conception des services numériques.
  • RGAA : Référentiel pour améliorer l’accessibilité numérique.
  • RGPD : Réglementation sur la protection des données personnelles.

Ces normes permettent de garantir que les produits numériques sont accessibles, respectent la vie privée des utilisateurs, et sont moins énergivores, contribuant ainsi à une démarche durable.


7. Pourquoi l’éco-conception est l’avenir

Investir dans l’éco-conception aujourd’hui, c’est :

  • Réduire son impact écologique en adoptant des pratiques responsables.
  • Anticiper les attentes des utilisateurs, de plus en plus sensibles à la durabilité, et répondre aux évolutions réglementaires.
  • Offrir une expérience utilisateur optimale, tout en se positionnant comme un acteur de la durabilité.

En somme, choisir l’éco-design, c’est choisir la performance, la durabilité et la responsabilité. Ensemble, transformons le numérique en un levier de transformation positive et durable.

Ressources utiles pour l’éco-conception